Monday, 21 June 2010

Chez Cécile



Depuis que je ne vis plus à Paris, dénicher de nouvelles adresses ou bien manger dans la capitale sans casser ma tirelire est devenu problématique. Je fais de mon mieux pour me tenir au fait -- un effort qui se résume, en gros, à l'achat du Elle de la semaine écoulée chez mon marchand de journaux londonien à un prix exorbitant--mais rien n'y fait, j'ai toujours l'impression d'avoir un train de retard.


Comme en plus je séjourne rarement dans ma ville natale, chaque repas m'y est compté, et prend donc, à mes yeux, une importance démesurée. Un déjeuner de raté et j'ai le moral en berne. S'il est suivi d'un diner insipide, c'est la Berezina.


Récemment ma soeur et moi cherchions justement un endroit agréable, pas trop cher et proposant une cuisine fraiche et inventive ou diner pour célébrer l'anniversaire de notre mère. Heureuse de pouvoir contribuer, de loin, à cette mission quasi impossible, je dégaine de ma botte secrète un article paru récemment dans le New York Times intitulé, 'là ou les chefs montent, mais pas les prix,' ici. Chez moi, c'est exactement le genre de titre qui déclenche un accès de jalousie parce que 1. Je ne m'empiffre pas dans de super restos aux frais du NYT 2. Ces perles rares, ces petits bijoux de restaurants me sont inaccessibles environ 361 jours par an. Donc là je me dis, mes bichons, on ne va pas se louper.


Apres un épluchage dans les règles des moindres sous entendus de l'article ainsi que des sites et menus des restaurants proposés, on décide, quasi à l'unanimité, d'essayer Chez Cecile, rue Vignon.


J'aimerais vraiment pouvoir vous dire que ce fut exquis et vous recommander chaudement cet endroit. Malheureusement, je ne peux pas. Les prix sont très raisonnables: entrée, plat, dessert pour €35 dans une salle moderne et agréable à deux pas de la Madeleine. Mais le service fut peu attentif et les sourires rares. La cuisine? Pas mal, mais juste pas mal. 


En entrée un gâteau de boulgour aux champignons déçut par son manque de personnalité et sa texture trop uniforme. Meme constat pour les légumes farcis à la Provencale. Mais le gros raté, à mes yeux, fut sans aucun doute le dessert: un sablé, sa compote à la rhubarbe et ses fraises, le tout présenté sous forme de tarte. Le sablé, trop mince, s'était imbibé de la compote et avait perdu tout son croquant. Le mariage des fraises et de la rhubarbe - une combinaison souvent gagnante-- indigne d'un seul confetti. Au final un dessert auquel j'aurais  préfère une simple crêpe au sucre achetée au coin de la rue. Inadmissible pour un restaurant aux prétentions gastronomiques. Petit rappel: il vaut mieux un crumble ou une tarte aux pommes parfaitement maitrisés qu'un dessert sous prétexte de rechercher une présentation originale en oublie d'être bon. 


Alors que seul le tiers du restaurant était plein, on ne peut attribuer ces faiblesses à l'affolement en cuisine. Dommage.


Vous voulez essayer l'un des autres? Peut-être serez-vous plus chanceux chez l'Agrume, 15, rue des Fossés St.-Marcel, ou Frenchie, 5 rue du Nil.




Sunday, 20 June 2010

La capeline Hermes



La semaine dernière je vous ai parlé d'une vente Hermès à Londres. Comme en plus de partager mes bon plans, je donne aussi généreusement de ma personne, je m'y suis propulsée à l'aube*, histoire d'avoir une chance d'arracher une paire de tongs taille 35** à une japonaise en mode offensif.

Parce que la japonaise, mes bichons, je vous le dis tout de suite, c'est l'ennemi no. 1 en vente privée. Organisée, concentrée, décisive, elle parcourt les rayons au pas de charge. RIEN ne lui échappe. Ni une ni deux vous avez à peine eu le temps de vous remettre du choc de ne pas avoir fait la queue 45 minutes pour entrer qu'elle est déjà à la caisse avec LES trois pièces phares de la vente, à sa taille, elle.

Ma solution?? Admettre direct la supériorité indéniable de cette serial shoppeuse catégorie poids lourd. Dans un premier temps, en repérer une à l'air aguerri, la suivre à la trace et ramasser tout ce qu'elle abandonne sur son sillage sans se poser de question...Dans un second temps, repli stratégique, butin sous le bras, vers la zone homme (l'équivalent des tranchées par rapport à la zone de combat) pour un essayage rudimentaire. Dans un troisième temps, on vérifie quand même l'étiquette, juste le temps de se rappeler qu'on est pas chez Primark et que même à -80%, Hermès, ca douille.

Et puis on repart, même pas bredouille, et plutôt joliment coiffée.


* Enfin presque... pour l'ouverture à 9 heures...
** Sans importance la taille, hein, ce qui compte c'est la beauté de l'objet.


Saturday, 19 June 2010

Le tajine de Rebecca



Vous ne savez pas quoi cuisiner ce weekend? 

Essayez donc cette recette de tajine de poulet aux olives que mon amie Rebecca tient de sa grand mère et a bien voulu me confier (non non, même pas sous la torture). C'est un plat facile à préparer, original et qui ne requiert pas l'achat ingrédients trop exotiques. Bah oui, parce que nous ce weekend, il faut déjà qu'on aille à la vente privée Hermes de Londres (The Music Room, derrière la station Bond St, Samedi 9-18 heures), donc pas le temps de courir toutes les épiceries du quartier à la recherche d'une épice obscure...

L'avantage principal de notre petit poulet, à part d'etre super impressionnant servi dans un joli plat en terre cuite rapporté de votre récent séjour à Marrakech? Il est meilleur préparé un jour à l’avance, ce qui vous laisse libre, le jour J, de vous consacrer à ... je ne sais pas moi... la confection d’une tarte à  la mangue légèrement parfumée à la noix de coco et accompagnée d'un coulis de chocolat noir? (Patience, patience....Recette à venir).

J’ai toujours eu un faible pour la cuisine du Maghreb, son penchant pour les fruits secs, les épices et la jolie place qu'elle fait aux légumes, jamais relégués au second rôle. C'est aussi une cuisine indulgente, qui tolère facilement les erreurs de débutant -- temps de cuisson erratiques et substitutions de dernière minute inclus. 
C'est pourquoi, au début de notre séjour à Londres et de ma vie de bonne petite épouse attentionnée, je cuisinais souvent tajines et couscous variés, surtout lorsque nous avions des invités.

Sauf que, les invités etaient presque toujours italiens. Et les italiens, voyez-vous, je le dis sans peur de les froisser, ils aiment manger…je vous le donne en mille....ITALIEN!  De préférence de leur région -- voire ville-- natale! Ce qui les branche, c'est les lasagnes de leur grand tante et les raviolis de leur maman, pas les nems du thai du quartier....

Il me suffira de vous dire qu'après trois ou quatre tentatives infructueuses, dépitée de voir mes tajines finir à la poubelle, je finis par m'imposer un moratorium. Cinq ans et 121 risottos plus tard, une petite révision s'impose, d'autant qu'avec les années, les horizons culinaires de mon homme --et nos fréquentations-- se sont élargis.


Tajine de poulet aux olives de Kalamata (oui, bon, aux olives noires quoi...) 


Ingrédients: 
- 1 poulet en morceaux
- 2 tomates
- 1 petit oignon
- 200 gr de coulis de tomates
- 2 petits citrons confits hachés finement
- Environ 400 gr d'olives violettes/noires dénoyautées 
- Herbes de Provence (ou thym, romarin, persil)
- Piment d'Espelette
- Poivre
- 2 sachets de spigol (ou 1 bonne c.a.c. de curcumin + 1 petite c.a.c. de safran)
- Persil ou Coriandre (pour la déco au moment de servir)
- 3/4 pommes de terre



A noter: (sous entendu, sinon faudra pas venir pleurer)

- Attention à ne pas rajouter trop de sel (voir à ne pas en ajouter du tout car les citrons confits et les olives sont naturellement très salés). 
- Ce plat peut être servi avec des pommes de terres (qui cuiront en meme temps avec le reste du tajine) ou bien sans pomme de terre mais avec du riz (pilaf si possible)
- Au fur et à mesure de la préparation de cette recette, gouter régulièrement la sauce et ajuster en fonction (plus ou moins de poivre...etc) 

Recette:

1) - Faire revenir l'oignon avec les morceaux de poulet dans un fond d'huile pendant 5 mn environ, à feu vif- jusqu'a ce que le poulet soit bien doré de tous les cotés.

2)  - Ajouter les 2 sachets de spigol, puis les 2 tomates coupées en morceaux, ainsi que les petits citrons confits, hachés finement. 
     - Parsemer d'un peu d'herbes de Provence. Laisser cuire pendant 4 à 5 minutes.

3) - Ajouter le coulis de tomates et parsemer d'herbes de Provence à nouveau et de poivre.
     - Ajouter une cuillère à soupe (ou 2 selon votre gout) de sucre - pour supprimer l'amertume de la tomate et adoucir légèrement la préparation.
     - Il ne faut pas que la sauce soit trop épaisse ; si besoin, rajouter un peu d'eau.
     - Verser les olives sur le dessus de la préparation -sans mélanger, ainsi que les pommes de terres épluchées et coupées en morceaux
     -  Verser une pincee de piment d'Espelette.
     - Laisser mijoter à petit feux, entre 20 et 30 mn. (pour le temps de cuisson, le mieux est de retirer votre plat du feu lorsque le poulet est cuit.)

4) - Presenter la préparation dans un plat (à tajine idealement) et parsemer de persil ou de coriandre frais.  Vous pouvez egalement parsemer de pignons grillés. 

5) Servir avec un vin marocain. Un bon choix à un prix raisonnable est le Merlot 2008 de Halana (appelation Beni M'Tir) de la région de Meknes disponible à moins de €15 chez Nicolas.







Thursday, 17 June 2010



Vous trépignez en attendant le début des soldes à Londres en fin de mois? Alors filez à Regent's Street faire un tour chez Anthropologie, le temple américain de la déco et de la mode bobo.  Mieux, précipitez vous, là tout de suite, de votre iPhone, sur leur site.Chez eux les soldes ont démarré sur les chapeaux de roue et une grande partie de la marchandise est à saisir à moins 50%.


Alors j'avoue, en temps normal, je préfère ne même pas entrer dans la boutique, justement parce que j'adore tout mais que je finis toujours par prendre peur à la caisse, horrifiée par des prix nettement plus Conran Shop que Zara Home.... Donc en dehors des soldes, pour de la porcelaine décorée à la main, des bonnets tricotés en grosses mailles aux couleurs funky ou des horloges d'inspiration vintage, je préfère les brocantes ou le magasin d'artisanat en ligne, Etsy

Cependant lors d'une récente visite --tout à fait improvisée--, j'ai craqué pour ces ravissants verres qui s'avèrent le vehicule idéal pour ma boisson préférée des soirs d'été: le thé à la menthe. Ils existent aussi en vert pistache.


Et puis à moins de £5 pièce, moi je dis, vive la tisane chic!


Tuesday, 15 June 2010

La Praluline, c'est ma copine


Je vous présente la Praluline. Elle a une bouille sympa, non? C’est-ce que je me suis dit aussi, en passant devant la vitrine de la pâtisserie de Monsieur Auguste Pralus --non je n’ai pas emprunté son nom à un roman d'Emile Zola--lors d’une récente promenade dominicale dans le Marais.

Certes, l’heure du diner n’était pas loin. Mais qui a dit qu’une Praluline ne pouvait me servir de collation à la place d’un énième sandwich insipide made in Eurostar? Ce fut une décision inspirée! La demoiselle, dans sa jolie robe dorée constellée de rose bonbon, date peut-être de 1955, mais elle n’a pas pris une ride. Confectionnée à base d’amandes et de noisettes du Piémont qui viennent se lover dans une pate moelleuse rappelant celle des meilleurs Panettones italiens, elle exerce son charme tout en douceur. Et, zut, une légère absence plus tard, il n'en reste plus pour le petit déjeuner.


La Praluline n’a besoin d’aucun accompagnement, si ce n’est peut-être une coupe de champagne bien frais ou une tasse de thé Earl Grey, selon votre gout et le moment de la journée. Un de ses grands avantages est que, tout comme son cousin le Panettone, elle se conserve facilement une semaine dans son papier.

Ses amandes et sa robe rose m’invitent aussi à l’imaginer à la place des dragées aux noces d’amis un poil trendy cet été ou même, soyons fous, en version géante et volant la vedette à la surfaite pièce montée.

Boutique Chocolats Pralus, ouverte le dimanche
35 rue de Rambuteau
Paris 4ème
Metro Rambuteau

PS: Pralus a aussi été élu meilleur chocolatier de Paris en 2009. L’artisanat, cependant, a un prix. La petite Praluline coute €6 et la plus grande, €12. 
Foncez! Foi de gourmande, vous ne le regretterez pas.


Sunday, 13 June 2010

Carottes aux épices



Quelle barbe les carottes! Voila la pensée qui me traverse l'esprit à chaque fois que j'en croise une botte. Et je vais vous dire que sur les marchés londoniens, où une demi-douzaine de légumes max se battent en duel les bons jours pendant l'hiver, j'en croise de la carotte. Et du chou. Et de la pomme de terre. Et du panais. Mais nous y reviendrons.

Je n'explique pas vraiment cette antipathie si ce n'est que j'en ai peut-être mangé trop souvent, râpées et assaisonnées  à  l'excès, à la cantine en grandissant. Ce qui me mène  à mon premier problème avec les carottes: je n'aime pas les râper.  Il y a une explication à cela. N'ayant pas de robot qui râpe plus vite que son ombre, le processus est chez moi entièrement manuel, à l'ancienne. Le résultat? Au mieux je salope toute la cuisine, au pire je salope la cuisine ET je m'estropie d'une phalange. Donc moi la carotte, je ne la râpe pas.

Hic numéro 2, la carotte cuite, ça n'est pas non plus ma tasse de thé, comme on dit ici. Enfin, ça ne l'était pas jusqu'à ce que j'en mange --refroidie et en salade--chez une amie la semaine dernière. Depuis, la carotte et moi,c'est carrément chabadabada....

La recette vient une fois de plus de Plenty, dont je vous ai déjà parlé ici. Les carottes en sont métamorphosées. Vous ne me croyez pas?  L'amie à qui je les ai servies, en pique nique à Regent's Park cette semaine, a d'abord pensé que c'était de la patate douce. C'est vous dire!



Carottes aux épices
1 kg carottes
1 gros onion, haché finement
1 cuillère à soupe (cs) de sucre
2 gousses d'ail
2 oignons nouveaux
Une grosse pincée de poudre de clou de girofle
1 cuillère à café (cc) de poudre de coriandre
1 cc de gingembre en poudre (ou frais)
1 cs de paprika
1 cs de cannelle
1 cs de poudre de cumin (ou graines entières, mais doubler la quantité)
1 cs de vinaigre (blanc de préférence)
1 cs de citron confit haché
Une poignée de coriandre frais, haché
120 ml de yaourt grec ou libanais

Eplucher les carottes et les couper en rondelles d'environ 1 cm d'épaisseur. Si les carottes sont grosses, couper chaque rondelle en deux. Porter les à ébullition dans une grande casserole d'eau salée. Lorsque l'eau bout, ralentir et laisser cuire environ 10 minutes. Les carottes doivent être cuites mais encore fermes. On ne va pas en faire de la purée. Dans le doute, mieux vaut errer du coté du croquant. 

Pendant que les carottes cuisent, hacher l'oignon finement et le faire revenir dans trois cuillères à soupe d'huile d'olive, environ 10 minutes. Ajouter toutes les épices sauf la coriandre fraiche. Retirer du feu. Mélanger avec les carottes. Servir tiède sur de la semoule, par exemple, ou froid, en salade.

Ce weekend, du desset, c'est promis!


Friday, 11 June 2010

Salade de haricots verts, sun blushed tomatoes




Dimanche midi le Napolitain et moi étions conviés à un barbecue chez un couple d'amis franco-italiens pour fêter l'arrivée de l'été. Ça n'a pas loupé, le soleil, tel Jean-Luc Godard à Cannes, ne put être notre obligé. Mais au moins il ne plut pas. Notre hôtesse, une très bonne cuisinière, avait préparé un buffet pour une quarantaine de personnes. Face à un incroyable étalage de mets divers et variés, je ne pus m'empêcher de lui demander de quand datait le début des préparatifs. Dans un sourire elle me souffla: 'hier, mais cette fois j'ai fait simple.' Je vois..... Moi je commence la veille quand j'organise un diner pour quatre convives.


Le buffet se composait de quiches, charcuteries italiennes, fromages et salades diverses. Deux d'entre elles retinrent mon attention: une salade de haricots verts, pignons et tomates séchées et une autre de haricots blancs, oignons et thon. C'est la première que j'ai depuis tenté de reproduire et que je partage donc aujourd'hui avec vous. 


Les tomates séchées, qui ne prennent pas longtemps au four, surtout si vous utilisez des tomates cerises, illuminent cette salade et apportent un petit parfum de Provence à nos bons vieux haricots verts. C'est une bonne idée de doubler la quantité de tomates et d'en garder pour parfumer une quiche au fromage de chèvre, par exemple.


Au fait, les anglais ont un bien plus joli nom pour les tomates séchées. Ils les appellent 'sun-dried', ou 'sun-blushed' tomatoes.




Salade de haricots verts aux tomates séchées


500 g de haricots verts frais
100 g de pignons
300 g de tomates cerises ou 6 tomates normales
1 poignée de basilic frais (ou une généreuse pincée d'herbes de Provence)
Thym frais
2 cuillères à soupe de sucre
Huile d'olive
Vinaigre de vin blanc
Ail


Préchauffer le four à 180 degrés. Couper les tomates cerises en deux ou les tomates normales en quartiers. Dans un bol, mélanger tomates, deux généreuses cuillères d'huile d'olive, et une pincée de sel. Disposer sur une plaque recouverte d'aluminium, parsemer de thym frais, de feuilles de basilic grossièrement hachées et saupoudrer de sucre avant d'enfourner. Cuire environ 40 minutes pour les tomates cerises et le double pour des tomates normales. Elles doivent s'assécher et perdre complètement leur jus.


Pendant que les tomates prennent leur bain de soleil artificiel, porter à ébullition une grande casserole d'eau salée. Y jeter les haricots verts et les cuire quelques minutes seulement pour qu'ils gardent leur croquant. Une fois égouttés, les plonger dans l'eau froide pour interrompre complètement la cuisson.


Dans une petite poêle, faire revenir à feu moyen les pignons jusqu'à ce qu'ils prennent une jolie couleur dorée.


Mélanger tous les ingrédients. Ajouter l'ail haché finement. Faire une vinaigrette avec huile d'olive et vinaigre de vin blanc. Servir froid.


Wednesday, 9 June 2010

Grace Kelly au V&A


Est-ce que quand vous étiez petite vous lisiez Point de Vue, chez mamie, au petit coin, en vous émerveillant devant les photos de robes de princesse?

Non? Alors ça n'était que moi, ma copine Stéphanie et la quasi totalité des visiteuses de l'expo du moment, à Londres, sur la garde robe impeccable de Grace Kelly.

La plus Hitchcokienne de nos princesses avait du goût. Ça on le savait.  Son élégance en fit une icône de la mode bien avant qu'elle ne devienne la chouchoute du gotha. Mais alors qu'on retient souvent de Grace une silhouette très classique, qu'elle nous apparait encore et toujours ceintrée dans une robe en soie, parée d'un simplissime collier de perles, la rétrospective du Victoria & Albert Museum met en lumière l'évolution, certes subtile mais constante, de son style vers des coupes plus affutées, des lignes plus modernes.

Au fil des années et au détour d'une vitrine on constate que les robes toutes en volume des années 50 cédèrent la place d'abord, après son mariage avec le prince Rainier, à des tailleurs assez stricts mais souvent colorés, et puis, dans les années 70, à des tenues longues et fluides, en mousseline, soie et maille.

Parmi ses couturiers préférés de l'époque, on retiendra Oleg Cassini, Marc Bohan et Madame Gres. 

Aujourd'hui, je l'imagine en Céline, Oscar de la Renta ou Bottega Venetta. Non?

Oscar de La Renta, collection printemps 2010


Monday, 7 June 2010

Bombe aux myrtilles, glaçage au cream cheese



Si vous habitez à Londres vous connaissez sans doute The Hummingbird Bakery, LA pâtisserie qui a mis au gout du jour les 'cupcakes' made in USA de notre côté de l'Atlantique. Tout a commencé, souvenez-vous, avec un épisode de Sex and the City dans lequel Carrie (alias Sarah Jessica Parker) en dévorait quelques specimens de chez Magnolia Bakery.

Pendant des années, ces beautés nous furent inaccessibles, à moins évidemment de prendre l'avion et de nous rendre à la source, dans un salon de thé-boutique au cœur de Manhattan. Et puis advint Hummingbird Bakery et la folie des cupcakes s'empara de Londres. 

Ces délices, que l'on appelle parfois aussi 'fairy cakes', sont en quelque sorte des cousins éloignés de notre macaron. Composés d'une génoise tout bête et d'un glaçage, ils se déclinent en mille parfums, et se dévorent à l'heure du thé. Mais là où le macaron est tout en délicatesse et subtilité, le cupcake c'est du sucre à l'état brut. Chez Hummingbird, le glaçage est aussi épais que la viennoise en dessous. Le résultat est.....je voudrais vous dire écoeurant, mais en fait, il est surtout addictif.

Demandez à mon amie Julie. Samedi soir, elle avait organisé un bbq en l'honneur de nos amis qui partent bientôt pour la big apple. J'avais promis d'apporter le dessert. Quoi de mieux qu'un bon burger et un dessert de chez Hummingbird pour les préparer à leur épopée Americaine? Sauf que, comment dire, ils eurent du mal à en soutirer une miette à Julie, prise d'un accès subit de boulimie.

La scène

Julie, à l'approche du gâteau: Ohhhhhh il est mignon ce petit (un mastodonte de près d'un kg). Il est aux myrtilles?? C'est pas vrai!  Le muffin aux myrtilles c'est MON p'tit dej préféré. Oh trop bien!! Je précise que Julie est au régime depuis deux mois pour perdre les 237 grammes de graisse superflue qui, imagine-t'elle, lui font justement un petit bidon effet "muffin top."

Elle goute. Une première bouchée. Silence. Habituellement, Julie ferait la conversation avec un pot de fleur, je précise. Elle finit sa première tranche. Silence. Les autres invités ont la gentillesse de s'extasier, de commenter la texture, la ganache, l'effet agréablement frais des myrtilles nageant dans un océan de sucre et de beurre. Julie est muette. Pensant que personne ne la regarde, elle se ressert une deuxième tranche, la boulotte méthodiquement, tend la main vers le plat  pour se servir une troisième tranche, croise mon regard et, les yeux humides, fait signe, une main sur le cœur, que oui, ca lui plait et que OUI, je vais lui payer ca.

Moi une heure plus tard, en cuisine, alors que Julie se ressert 'une lichette' de la bombe calorique, adoptant la voix calme et maitrisée de l'agent FBI qui tente de raisonner le preneur d'otages et de lui faire abandonner son flingue : Julie, ma biche, ma douce, donne moi la pelle à tarte hein....je vais remporter le reste du gâteau hein, je crois que c'est mieux, voila, tout doucement, va me chercher le papier alu tu veux bien, ma jolie. Voila.....Voila.....c'est bien. C'est fini ma belle, c'est fini. 

Julie: Demain, je finis la salade de concombres. Mais sans la sauce. SANS LA SAUCE.

Rebecca, innocente: Tu crois qu'on peut le faire avec du Canderel?

Vous ne direz pas que je ne vous ai pas prévenus.



La bombe

Quantités déjà bien réduites par rapport à la recette originale dans le livre de Hummingbird, ici
275 g de beurre à température ambiante.
275 g de sucre
5 oeufs
1 cuillère à café d'extrait de vanille ou un sachet de sucre vanillé
2 cuillères à soupe de 'baking powder' ou un sachet de levure chimique
250 ml de 'sour cream' ou crème fraiche
300g de myrtilles

Nappage
200g de Philadelphia cream cheese (ou St Moret)
80g de beurre mou
400g de sucre glace



Prechauffer le four à 180 degrés.

Dans le bol d'un mixer type Kitchen Aid, mélanger le beurre mou et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter les oeufs un par un en prenant soin de bien racler les parois du mixer entre chaque oeuf. Ajouter la vanille, la farine, la levure et bien mélanger le tout. Ajouter la crème fraiche. Fouetter jusqu'à ce que le mélange soit onctueux et aérien.

Ajouter les myrtilles et mélanger avec précaution à l'aide d'une spatule en bois. Verser dans le moule préalablement beurré et fariné. Faire cuire environ 45 minutes. Laisser refroidir avant de demouler.

Attaquer le glaçage. Dans le bol du mixer, fouetter le beurre et le sucre ensemble. Ajouter tout le cream cheese d'un coup et fouetter longuement, peut-être 5 minutes, jusqu'à ce que le mélange soit bien crémeux (attention tout de même, trop de zèle et il pourrait devenir trop liquide).

Une fois le gâteau refroidi, napper du glaçage et décorer de myrtilles.



Friday, 4 June 2010

Salade d'orge aux graines de grenade




Je continue sur ma lancée avec une autre recette méditerranéenne, empruntée cette fois ci au dernier ouvrage de Yotam Ottolenghi – que je vous recommande très vivement -, Plenty. Ottolenghi tient un traiteur spécialisé dans les salades un peu exotiques, souvent à base de céréales complètes, dans le quartier de Notting Hill. Et puis il y a deux ans, il a commencé une chronique pour le journal The Guardian dans laquelle il livrait à ses lecteurs une nouvelle recette végétarienne chaque semaine.


Plenty regroupe toutes les recettes parues dans le Guardian mais en inclue bien d'autres. Je précise tout de même, pour que vous ne soyez pas déçus en cas d'achat (le livre n'est pour l'instant disponible qu'en anglais), qu'il s'agit d'une collection de recettes exclusivement végétariennes avec une solide influence libanaise.


A Londres je trouve sans problème tous les ingrédients requis et je pense qu'il en sera de même pour vous en France ou en Belgique (coucou Sophie!), mais n'hésitez pas à me le signaler si l'un deux se révélait introuvable.


Cette salade est très fraiche et se prépare rapidement (n'oubliez pas cependant de prévoir une demi-heure pour laisser refroidir l'orge.) Si vous n'êtes pas végétarien, je vous conseille de la marier avec des magrets de canard tout juste rosés ou des côtelettes d'agneau. Sinon vous pouvez facilement la servir en entrée ou au sein d'un buffet de mezze. Elle se conserve très bien et voyage facilement. Elle peut passer la matinée dans votre sac si vous n'avez pas de réfrigérateur à disposition.


Juste un petit conseil avant de vous laisser. Les graines de grenade, ça tache, et pour les sortir du fruit, c'est pas évident. Alors ne faites pas comme moi et évitez le joli petit pull blanc le temps de cette opération délicate.






Salade d'orge et de graines de grenade


200g d'orge (ça ressemble un peu à du blé Ebly que vous pouvez d'ailleurs utiliser à la place)
60 ml d'huile d'olive
6 branches de céleri coupées en des
3 cuillères à soupe de vinaigre de vin ou de framboise
2 gousses d'ail écrasées et hachées finement
1 cuillère à soupe de quatre épices
3 cuillères à soupe d'aneth hachée
3 cuillères à soupe de persil haché
1 grenade ou 300g de graines si vous les achetez déjà préparées
sel, poivre


Rincer l'orge. Le faire cuire dans une large quantité d'eau. Porter à ébullition et puis ralentir et laisser mijoter 30 minutes environ. L'orge doit être cuit mais rester croquant, un peu comme le riz dans un bon risotto.


Pendant que l'orge cuit, tailler le céleri en tout petit dés. Égoutter l'orge et le mélanger au céleri alors qu'il est encore chaud. Ajouter l'huile d'olive, le vinaigre, l'ail, le quatre épices, sel et poivre. Mélanger et laisser refroidir.


Juste avant de servir, ajouter les graines de grenade, l'aneth et le persil.